Depuis les années 2000, plus de 562 personnes sont décédées au cours d’une mission des forces de l’ordre en France quelle que soit sa légitimité, son intentionnalité ou sa légalité. De ce fait la France a été appréhendée à trois reprises par l’ONU comme le pays européen « ayant le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique ». La majorité de ces personnes ont été visées pour des raisons raciales et ont vite été oubliées. Ce projet met en avant le racisme systémique qui persiste au sein de la police. Le profil type du défunt est celui d’un jeune homme non blanc de classe populaire. Il s’agit ici de redonner une voix aux assassinés par le biais de leurs familles et des comités se battant pour que justice soit faite.